Encapsulé-e

Ce matin, j’ai décidé de me faire plaisir et de terminer un brouillon qui aurait pu ne jamais éclore.

Au départ, c’était une idée pour la dernière couverture de livre (que je n’ai pas écrit) que je faisais. Elle aurait été finalisée de manière plus minimaliste pour fitter avec le reste de la collection de la maison d’édition. L’idée n’a pas été retenue. Somehow, j’me suis retrouvée investie et vlan, d’même, une nouvelle illustration.

Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas assise aussi longtemps pour une illustration. La dernière fois, c’était pour la toile Une Génie qui date de septembre.

J’ai pris énormément de retard dans mes projets personnels. Après un méga déménagement et une période de recovery où je faisais semblant de pouvoir tout reprendre comme si de rien était, c’est juste là que je réalise que:

En passant la majorité de mon temps sur des activités de « survie » (aller au 9 à 5, remettre mes papiers en ordre, m’approprier un tout nouvel environnement), j’ai non seulement ralenti sur l’art mais sur mon mindfulness aussi. Je médite plus quand je dessine et j’écris plus. Comme dirait Marilou C: toute est dans toute. La création et le travail intérieur vont de pair.

Encapsulé-e.

Il y a quelque chose en soi qu’on recouvre d’une mascarade, de notre égo, notre nous quotidien. Toutes ces choses sur nous dont on ne parle à personne, pas même à son chat, qu’on bouche bien serré. Autant pour ne pas que ça déborde que pour éviter de le perdre. Mais, t’sais, ce qu’on perçoit de notre intérieur, n’est-ce pas non plus un masque? On jase.

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