Il y a quelques jours, j’ai trouvé la bouteille qui va porter un récit écrit en 2024.
En voici un extrait:
« Je ne sais pas nager, mais je sais naviguer. On choisit sa prison, adelphe! Les années coulent aussi vite que le rhum de ma coupe. Bibi, risi, vici. Je gagne chaque fois que je ne me soumets pas. Du moins, c’est ce que je croyais. J’étais un libre mauvais, par faute de contre-arguments, et ça, ça me plaisait. Je dérobais la quiétude à ceux qui ne m’en croyaient pas digne. Je baisais leurs femmes. Je faisais fortune avec les biens qu’ils m’achetaient. Tout ayant un prix, je devais aussi payer une pension. En échange de cette liberté, il me fallait accepter l’abandon. Être désirable sans qu’on me réclame. Être jetable alors que personne n’en versera de larmes. Personne. Pour tout avoir, je ne pouvais plus appartenir à ce monde. J’étais libre. Libre comme un mort. »
Vu que c’est le premier long texte, je pensais faire une déco toute simple. Mais mon instinct m’a amené ailleurs.

Il y a trop d’éléments dans l’histoire pour une petite bouteille de thé glacé: le pirate, son navire, les étoiles… De mémoire, la lire à voix haute prend une dizaine de minutes. Rapidement, le conte est sorti des cadres.
L’urgence de commencer la base m’a fait oublier de sortir les fleurs du vase.




Puisque j’étais à l’école à temps plein de février 2024 à décembre dernier, l’envie de créer se faisait rare. C’est surtout pour ça que je me suis laissé aller jusqu’à ce que la faim me sorte de l’atelier. Meanwhile, j’écoutais ce son de Pomplamoose sur repeat pendant ces 3 heures:
Le premier jour de 2025, je n’ai pas fait de soupe joumou. Dès le matin, j’ai sortie de vieux journaux, paquets de nouilles instannées et autres plastiques pour remplir les manques.





Éventuellement, il sera recouvert de mon mélange à papier-mâché (il est au congélateur en ce moment pour éviter la pourriture de la farine et des fleurs séchées). La structure est légère mais à cause de la forme du front, le papier-mâché séché va l’allourdir.

Pour l’équilibrer
l’espace où je pensais écrire du texte s’est métamorphosé en tresse qui se transforme à son tour en eau de mer. Pour prévoir la hauteur des vagues, j’ai commencé le navire de pirate. Aye, toute une aventure. C’est après la deuxième voile que mon estomac m’a dit « ça suffit ».




Je travaille sur plusieurs pièces (toile et bouteilles) en même temps pour éviter de gaspiller de la peinture. L’extra qui reste est transféré à une pièce en construction. Avec Tout Avoir, il y en a 5 en tout. Une autre bouteille, Max et l’Hôte, a aussi une petite sculpture. Je veux avoir fait la base de celle-là avant de sortir ma pâte du congélateur parce que j’ai le feeling qu’une fois dégelée il faudra l’utiliser au complet. J’ai peut-être tord, mais je ne veux pas prendre de chance.
La vidéo de la recette de la pâte sera déposée sur Patreon pour les membres 🙂 C’est grâce à vous que je peux me permettre du temps pour les éditer et les diffuser, donc un gros merci!
La vidéo préparative à la confection de la pâte est déjà disponible ici: genre, là là.
