Je t’invite quelques instants dans mon cerveau TDA. Si tu sais pas c’est quoi, c’est le trouble du déficit de l’attention. Dans mon cas, je peux hyperfocus sur un sujet et avoir un milliard d’idées à la fois. Je m’intéresse aussi à la numérologie et aux superstitions. So, buckle up, coconut.
Apparemment, plusieurs mariages ont lieu les 7 juillet. C’est le chiffre chanceux. Le septième jour du septième mois. Si on s’intéresse aux chiffres et à leur signification, on voit que deux fois sept font quatorze, le nombre qui représente l’indépendance et les rencontres de nouvelles personnes. Et si l’on additionne un et quatre, ça fait cinq, aussi un chiffre criant sur le besoin de liberté, de l’aventure et de l’exploration personnelle. C’est chaud 😬. Tant qu’à être superstitieux, allez-y all the way. Calculez les années avec.
Est-ce que je me suis fait plaisir en calculant les différentes possibilités? Absolument.
Pour qu’un mariage du 7 juillet tombe sur une date complète où la somme arrive à 7, en incluant les années, il faudrait s’être marié les 7 juillet de:
1991
2000
2009
2018
2027
2036
2045
2054
2063…
Mais pour valider la superstition, il faudrait retrouver le nombre exact de tous les couples mariés à ces dates spécifiques et trouver le taux de divorce en comparaison avec tous les autres taux de divorce et du concubinage répertorié, et ça, c’est un next-level de perte de temps.
A-t-on besoin de faire la preuve de tout et n’importe quoi pour justifier un choix?
J’pense qu’il y a des preuves qui ont plus de valeur que d’autres. Une preuve peut être une action, un comportement, des patterns, une observation, des calculs, etc. Elles peuvent porter différentes qualités aussi.
On peut comparer le feeling qu’on a par rapport à un certain sujet, du genre à se demander: quand je suis avec Untel, je ressens cette émotion et quand je ne suis pas avec ce même Untel, je ressens cette autre émotion. Dans cet exemple, l’objectif serait de prouver que la présence d’Untel affecte positivement ou négativement son système nerveux.
On peut regarder des statistiques et se dire qu’on a plus ou moins de chance de tomber dans une catégorie ou dans une autre.
Si on a un choix à faire, il faut aussi faire le choix de la preuve pour le justifier. Quel raisonnement va-t-on prioriser? Les pulsions, l’histoire, les chiffres, les traditions, la pression sociale? Aye, ça finit pu. Les manières de prouver quelque chose ne manquent pas. Même qu’il y en a trop. On vit dans un univers de possibilités.
Selon moi, c’est plus efficace de faire la preuve de quelque chose une fois que le choix est fait. Just fucking do it. Le bon vieux « Fuck around and find out. » C’est efficace seulement si on ne s’y attache pas parce qu’on peut aussi prouver qu’on a tort 🥴. Mais ça, aussi, c’est positif: ça permet d’ignorer plus d’options inutiles et d’accorder plus d’attention à ce qui peut nous servir. Ne pas avoir raison et savoir l’admettre est un Flex. L’exercice de la preuve consiste à mettre des idées en rivalité, oui, mais quand une idée tombe il faut la laisser tomber toute seule. Une idée n’a pas l’option de s’attacher à nous, c’est nous qui nous attachons à elle. Si on fait la preuve qu’une idée ou qu’un choix est moins bon, ça n’a rien à voir avec nous, la personne, notre identité. Les humains ne sont pas les idées, ils sont les testeurs d’idéaux. Bien que plusieurs se retrouvent à en être des victimes malgré tout…
Des superstitions.
Des mariages réussis.
L’augmentation de la chance.
T’sais, évidemment que j’aime les chiffres, j’aime les calculer et j’aime les interpréter. Mais je sais que si je m’y attache trop, j’aurais même pas le temps de vivre. Pire encore, si je dépense beaucoup de mon énergie à les calculer, je passerais ma vie à justifier mes calculs, qu’ils soient bons ou mauvais. Combien de milliers d’humains sont prêts à ou on déjà tué parce qu’ils s’identifiaient à un seul choix? Combien de milliards sont morts pour les mêmes raisons?
C’est en étant honnête avec soi-même et en dépensant de l’effort aux bonnes places qu’on cultive la chance. Le chiffre 7 représente aussi la mise en marche. Il faut faire pour avoir. Les superstitions fonctionnent seulement si elles nous font du bien et qu’elles nous permettent d’aller de l’avant. Celles qui nous rendent misérables et nous incommodent peuvent être jetées aux poubelles. À quoi bon porter en soi des idées qui nous coupent du bonheur?
À quoi bon.
On fait sa chance en essayant des patentes.